02. Corumba, ville frontière
- Le voyageur de l'extrême !

- 10 mars 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 sept. 2025
Corumbá, côté brésilien. Ville-frontière, oui, mais aussi ville de seuil, où tout bascule sans prévenir. Ce matin, j’ai marché dans ses rues comme un intrus tranquille. Tout me semblait à la fois proche et étranger. L’architecture coloniale, les maisons basses aux façades colorées, les palmiers nonchalants… tout ça aurait pu me rappeler certaines villes boliviennes, si ce n’était le son. Car ici, c’est le portugais qui te saute au visage.

Pas le temps de s’adapter. La langue te cueille net. Hier encore, je marchais dans les marchés de Santa Cruz ou de Puerto Quijarro, à l’aise dans mon espagnol de voyageur, simple, mais fonctionnel. Aujourd’hui, je tends un billet, je pose une question, et tout devient flou. Les mots se déforment, se mélangent, glissent entre les dents. J’ai demandé un renseignement à un homme devant une station-service. Il m’a répondu avec un sourire, en débitant une phrase que je n’ai pas su déchiffrer. Je me suis contenté d’hocher la tête. Il a hoché la sienne.

Corumbá, cette ville-frontière à la fois passerelle géographique et barrière linguistique. J’y développe la transition entre deux mondes non seulement visibles, mais aussi sonores et culturels, avec un accent particulier sur la langue comme choc frontal. d'ici il faut organiser la suite de l'aventure avec un handicap linguistique qu'est le portugais.

C'est est une langue romane aux influences historiques diverses, issue du latin vulgaire mélangé (espagnol) aux langues pré-romaines comme le celtique et le lusitanien. Il s'agit également d'une langue vivante, influencée par les langues des communautés qui l'ont adoptée. On finira par s'en sortir comme toujours.



















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