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01. Frontière Bolivie - Brésil, capsule temporelle

  • Photo du rédacteur: Le voyageur de l'extrême !
    Le voyageur de l'extrême !
  • 11 mars 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 sept. 2025


L'écart économique entre les 2 pays pays est tel qu'il est difficile de réaliser qu'ils vivent à la même époque. Traverser cette frontière, c’est comme voyager dans le temps. D’un côté ( en venant de la Bolivie), tu quittes un pays où certaines régions sont encore ancrées dans un mode de vie très traditionnel, où les infrastructures peuvent être rudimentaires et la vie plus lente. De l’autre (le Brésil), tu arrives parfois dans une modernité plus agressive, avec un développement plus visible : routes goudronnées, buildings, chaînes internationales, internet plus rapide…

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C’est comme si le passage d’un pays à l’autre te faisait sauter une décennie ou deux. Marchant vers la frontière, sac au dos, il n’y avait rien de spectaculaire, juste une suite de bâtiments fatigués, des grillages rouillés, et ce pont invisible que les frontières savent tracer dans l’air. Mais en traversant, quelque chose d’étrange se produit. Ce n’était pas un simple changement de pays. C’était comme monter dans une capsule temporelle, un saut brutal à travers les années.

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Derrière moi, la Bolivie. Les routes cabossées, les trottoirs où poussent des herbes sauvages, les vieux bus décorés comme des chars de carnaval, et les femmes en jupe longue qui vendent du pain sur les trottoirs. Le temps y semble circulaire, lent, ancré dans une routine tissée de gestes anciens.

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Devant moi, Corumbá, côté brésilien. Soudain, l’asphalte est lisse, les voitures brillent, le bruit a changé. Les couleurs sont plus vives, mais artificielles. Le ciel paraît plus vaste ici, comme si même l’horizon avait changé d’échelle. Il y a des pubs partout, pour des banques, des voitures, du soda. Ce n’est pas tant une question de richesse ou de pauvreté. C’est une question de temps. Comme si la Bolivie vivait encore dans une temporalité rurale, patiente, et que le Brésil, du moins ici, avait appuyé sur l’accélérateur sans toujours regarder la route.

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En quelques heures, j’ai changé de langue, de monnaie, d’ambiance, autocar moderne et peut-être même d’époque. Et c’est ça, l'une des frontières des plus marquante que j’ai jamais traversée : celle du temps, un peu comme celle du Nicaragua avec le Costa Rica.

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La suite dans ...02

 
 
 

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